Suis-je à risque ? – PDP

Prévention

Des études scientifiques récentes montrent qu’il est possible de réduire le risque de développer une démence en agissant sur différents facteurs de risque modifiables. Si pris ensemble, tous ces facteurs de risque sont responsables d’environ 40 % des cas de démence. Il est possible de ralentir la progression de la maladie grâce à des mesures préventives agissant sur le mode de vie et, comme l’efficacité de ces mesures dépend de nombreux facteurs individuels (santé générale, mode de vie, exercice physique, environnement, génétique, etc.), le pdp développe un programme personnalisé pour chaque patient.

Si malgré les mesures préventives, une démence devait survenir avec tous les symptômes connus, le pdp aidera le patient et sa famille à faire face à la situation. Le patient pourra prendre les dispositions nécessaires et exprimer ses souhaits quant à l’organisation de son domicile, de ses soins et de ses finances.

Les facteurs de risque

À travers le Programme Démence Prévention, l’équipe du pdp a identifié plusieurs facteurs de risque qui peuvent être réduits afin de prévenir ou retarder le développement de la démence. Les résultats se basent sur des recherches scientifiques qui indiquent que des modifications du mode de vie jouent un rôle déterminant pour la santé cognitive.

L’inactivité cognitive est l’absence d’activités stimulantes sur le plan cognitif (comme lire, faire des sudokus, faire des travaux artistiques, jouer à des jeux de société, jouer ou écouter de la musique, etc.). En revanche, certaines personnes sont atteintes de troubles cognitifs légers (en anglais : Mild Cognitive Impairment) qui représentent un état cognitif pouvant s’aggraver avec le temps et se transformer en démence. Bien que toutes les personnes atteintes de troubles cognitifs légers ne développent pas une démence, elles présentent un risque nettement plus élevé de développer la maladie par rapport au reste de la population. Une étude a révélé qu’environ 40 % des personnes de plus de 65 ans chez qui on avait diagnostiqué des troubles cognitifs légers développaient une démence endéans trois ans.

Le tabagisme. Plusieurs études récentes ont montré que le tabagisme augmente considérablement le risque de développer une démence. Les personnes qui fument présentent un risque plus élevé d’athérosclérose et d’autres types de maladies vasculaires, qui pourraient être les causes sous-jacentes de l’augmentation du risque de démence.

L’alcool. Des études ont également montré que la consommation excessive d’alcool semble augmenter le risque de démence.

Taux de cholestérol élevé. Un taux élevé de lipoprotéines de basse densité (LDL), la forme dite « mauvaise » du cholestérol, semble augmenter de manière significative le risque de démence vasculaire. Certaines recherches ont également établi un lien entre l’hypercholestérolémie et un risque accru de maladie d’Alzheimer.

La dépression. Selon la MayoClinic, jusqu’à 40 % des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer souffrent de dépression. Les symptômes peuvent varier entre l’apathie, c’est-à-dire la perte d’intérêt pour les activités et les passe-temps, le retrait social (isolement), les difficultés de concentration et les troubles de la pensée. Étant donné que les symptômes de la dépression et de la démence sont très similaires, il est parfois difficile de déterminer si la dépression est la cause ou la conséquence de la démence.

L’isolement social. Avec l’âge, il arrive que les personnes se retirent de plus en plus de leur environnement social. Or, il a été démontré que ce retrait social et le sentiment de solitude augmentent le risque de développer une démence en raison de la diminution d’interactions stimulantes au niveau cognitif. En outre, l’isolement social est associé à une incidence plus élevée de symptômes dépressifs.

L’inactivité physique. L’exercice régulier est recommandé pour améliorer les fonctions physiques et cognitives des patients atteints de démence. Il peut également contribuer à réduire la probabilité de développer d’autres facteurs de risque tels que le diabète, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et l’obésité.

L’hypertension. Des recherches à long terme ont démontré que l’hypertension artérielle présente en milieu de vie peut augmenter le risque de développer une démence des années plus tard, en particulier une démence vasculaire.

Un régime non méditerranéen. Il a été prouvé que le fait de suivre un régime spécifique réduit les risques de développer des troubles cognitifs. Le régime méditerranéen est traditionnellement riche en fruits, légumes, légumineuses et céréales, avec une consommation modérée de poisson gras et de produits laitiers, et est pauvre en viande, sucre et graisses saturées. En effet, la plupart des graisses proviennent de l’huile d’olive. De plus, l’alcool est consommé avec modération. Ce régime est également associé à des faibles taux d’accidents vasculaires cérébraux, de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et, s’il est suivi à la lettre, il peut contribuer à ralentir la perte de mémoire et le déclin cognitif.

L’obésité. Une étude récente publiée dans le International Journal of Epidemiology a révélé que les patients ayant un Indice de Masse Corporelle (IMC) élevé correspondant au surpoids ou à l’obésité étaient plus susceptibles de développer une démence. En outre, cette étude a démontré que l’association entre obésité et démence était indépendante du fait qu’une personne était fumeuse, souffrait d’hypertension ou de diabète, ou était porteuse du gène APOE ε4, un facteur de risque génétique de la maladie d’Alzheimer et des démences apparentées.

La perte de l’audition. À l’issue d’une étude ayant duré 12 ans, le Prof. Frank Lin de l’Université Johns Hopkins et ses collègues ont découvert qu’une perte auditive légère doublait le risque de démence. Une perte modérée triplait le risque, et les personnes souffrant d’une déficience auditive grave étaient cinq fois plus susceptibles de développer une démence. Une surdité partielle peut contribuer à une détérioration plus rapide du cerveau, d’autant plus que celui-ci doit travailler davantage pour traiter les sons.

D’autres facteurs de risque identifiables

La recherche a également montré que d’autres facteurs de risque identifiables influent sur la probabilité de développer un ou plusieurs types de démence. Certains de ces facteurs sont modifiables, tandis que d’autres ne le sont pas

Le diabète. Le diabète est un facteur de risque de la maladie d’Alzheimer et de la démence vasculaire. C’est également un des facteurs de risque connu pouvant causer l’athérosclérose et un accident vasculaire cérébral, qui contribuent tous deux à la démence vasculaire.

Un dysfonctionnement rénal. Les troubles cognitifs sont également associés à la maladie rénale chronique (MRC). Lorsque la fonction rénale diminue, les patients souffrant de cette pathologie ont un plus grand risque de développer des troubles cognitifs légers, c’est-à-dire des troubles de la mémoire, de l’attention et d’autres fonctions exécutives du cerveau.

L’Homocystéine plasmatique. Des recherches ont montré qu’un taux sanguin d’homocystéine (un type d’acide aminé) supérieur à la moyenne est un facteur de risque important pour le développement de la maladie d’Alzheimer et de la démence vasculaire.

L’athérosclérose (et les maladies cardiovasculaires). L’athérosclérose se caractérise par le dépôt d’une plaque essentiellement composée de lipides sur la paroi des artères. L’athérosclérose est un facteur de risque important de démence vasculaire, car elle interfère avec l’apport de sang au cerveau et peut entraîner un accident vasculaire cérébral. Il a été démontré que les maladies cardiovasculaires présentent également un risque accru de déclin cognitif.

L’âge. Le risque de développer la maladie d’Alzheimer, une démence vasculaire ou plusieurs autres types de démence augmente considérablement avec l’âge.

La génétique et les antécédents familiaux. Les chercheurs ont découvert un certain nombre de gènes (par exemple : la protéine précurseur de l’amyloïde ; APP ou presiniline 1 ; P1 et presiniline 2 ; P2 ; APO E 4) qui augmentent le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Bien que les personnes ayant des antécédents familiaux de maladie d’Alzheimer soient généralement considérées comme présentant un risque accru de développer elles-mêmes la maladie, elle ne développent pas toutes la maladie d’Alzheimer, et de nombreuses personnes sans antécédents familiaux en sont en revanche atteintes. Dans la plupart des cas, il est impossible de prédire le risque de développer la maladie en se basant uniquement sur les antécédents familiaux. D’un point de vue génétique, des gènes anormaux constituent des facteurs de risque dans la maladie de Huntington, la démence frontotemporale avec parkinsonisme lié au chromosome 17 (FTDP-17) et plusieurs autres types de démence. En outre, de nombreuses personnes atteintes du syndrome de Down présentent des signes neurologiques et comportementaux de la maladie d’Alzheimer lorsqu’elles atteignent l’âge moyen.

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